Comment ne plus être timide ? Nos conseils pour vaincre votre timidité

Vous êtes timide et vous pensez que c’est irrémédiable ? Que c’est dans votre caractère et qu’on ne peut rien y changer ? Détrompez-vous : vous seul décidez QUI vous voulez être. Vous avez toutes les ressources pour retrouver cette confiance que vous n’osez pas approcher de crainte de vous brûler les ailes. Elles sont là, cachées quelque part en vous, il faut simplement un détonateur pour les faire sortir de leur nid. Découvrez les bons réflexes à adopter pour dépasser votre timidité une bonne fois pour toutes, notamment grâce aux bienfaits de l’hypnose ericksonienne par exemple.

NOTE : cet article a été écrit par Hélène du site Prism’Evolution (https://www.prismevolution.fr/)

Qu’est-ce que la timidité ?

Vous avez probablement quelques réminiscences de votre enfance, quand vous lisiez ou regardiez l’inoubliable conte de « Blanche Neige » par exemple ? Dans l’histoire de ce dernier, Timide compte parmi les personnages de la joyeuse troupe de nains remaniée par Walt Disney plus d’un siècle après que les frères Grimm aient posé le point final à leur manuscrit. Ses signes distinctifs ? Doté d’une sensibilité exacerbée, il rougit comme une tomate dès que Blanche Neige lui adresse la parole, s’exprime fort peu, ou tout du moins en bégayant s’il est la cible des regards de ses compagnons. Nous tenons là quelques manifestations typiques de la timidité, dédramatisées par la mise en scène du bien-nommé nain. À celles-ci peuvent s’en ajouter bien d’autres encore en situation de stress : une sudation excessive, des tremblements ou des jambes flageolantes, une maladresse, une gêne à regarder les autres droit dans les yeux, une discrétion extrême, etc.

On considère que la timidité désigne un manque de confiance en soi et d’estime de soi, qui génère un embarras plus ou moins visible lors d’une confrontation aux autres et/ou à une situation inconnue (prendre la parole en public, faire le premier pas vers un étranger, etc.). Il s’agit d’une réponse à un sentiment de vulnérabilité éprouvé vis-à-vis du jugement d’un individu ou d’un groupe d’individus.

Sur le long terme, la timidité est susceptible de devenir sérieusement handicapante pour la vie sociale, amoureuse et professionnelle de l’individu qu’elle inhibe, et même de déboucher sur une dépression dans certains cas ou un penchant pour les exutoires nocifs (alcoolisme, abus médicamenteux, etc.). Vous comprenez mieux pourquoi il est indispensable de vous en dépêtrer au plus vite ? Si vous lisez cet article, c’est de toute évidence que vous êtes sur la bonne voie !

Pourquoi suis-je timide ?

La timidité est particulièrement difficile à vivre et complexe à appréhender. L’individu timide ne rechigne pas à échanger avec les autres, mais il se sent entravé dans sa volonté : quelque chose semble le freiner, sans qu’il parvienne à saisir la teneur des rouages qui enclenchent cette façon d’être. En conséquence, il s’auto-censure et n’ose pas dépasser les limites que son esprit semble lui imposer. Il en vient à envier les personnalités les plus extraverties et à admirer les beaux-parleurs, au point de tomber dans la dépréciation et, de fait, de nourrir cette timidité. En effet, être timide relève du cercle vicieux : un individu dit « timide » va tout faire pour éviter les situations où il serait tenu d’affronter le regard des autres, et préférer rester dans sa zone de confort. La timidité se trouve dès lors auto-entretenue et d’autant plus tenace.

Pourtant, la timidité n’est ni une maladie, ni une pathologie génétique, ni une fatalité. L’hypothèse du défaut physique a été écartée par les scientifiques qui se sont penchées sur la question : à titre d’exemple, avoir les dents du bonheur n’entraîne pas nécessairement un manque de confiance en soi, preuve en est que tous les individus touchés par cette particularité physique ne le vivent pas forcément à mal, quand elle n’est pas une fierté pour certains. La cause de l’expression de la timidité est plutôt à rechercher dans les mécanismes physiologiques, les défauts physiques, pour conserver le même exemple, demeurant secondaires et simples prétextes à son exacerbation. En réalité, une
multitude de phénomènes peuvent expliquer la timidité. La plupart du temps, elle est animée par des mécanismes enfouis dans l’inconscient : un traumatisme vécu pendant l’enfance, un environnement familial particulièrement stressant, des remarques apparemment anodines des proches intériorisées et décuplées, une éducation inadaptée, etc.

Comment puis-je changer ?

En premier lieu, il est essentiel de se préserver en maintenant une perpétuelle bienveillance vis-à-vis de son moi intérieur. Aussi, ne cherchez surtout pas à forcer votre nature en vous disant que vous devez changer coûte que coûte. L’être humain se construit à travers les épreuves qu’il rencontre sur son chemin, et sa personnalité évolue en fonction de ses expériences et de ses choix. Ainsi, considérez cette timidité comme un tremplin vous permettant d’atteindre une version « améliorée » de vous-même, sans pour autant déprécier celui que vous êtes aujourd’hui. Soyez, en quelque sorte, comme le serpent qui mue et se nourrit de son ancienne peau pour reprendre des forces et en créer une toute neuve. Pour engager le premier pas et induire du positif dans votre démarche, commencez par parler d’envie de « gagner en confiance en moi » plutôt que de « traiter ma timidité » (et sa variante bien connue : « je suis timide mais je me soigne ») ou « vaincre ma timidité ». D’emblée, l’idée de « gagner » est bien plus motivante que celle de mener une bataille dont on ne connaît pas l’issue !

L’état d’esprit est un facteur clef dans une telle démarche. Si vous en éprouvez le besoin, vous avez également la possibilité de trouver un appui secondaire dans d’autres ressources. Néanmoins, aucune pilule miracle ! Et à bien y réfléchir, c’est une excellente chose : il est stérile de tenter d’appliquer un pansement sur une plaie infectée. Dans certains cas extrêmes (lorsque la timidité verse dans la phobie sociale), uniquement sur prescription et si le professionnel de la santé le juge indispensable, des anti-dépresseurs ou anxiolytiques pourraient être fournis. Côté médecines douces, les Fleurs de Bach pourront être sollicitées, bien que leur effet placebo soit de plus en plus décrié par les professionnels. Le recours à une psychothérapie demeure un classique en cas de mal être : néanmoins, l’idée de lancer un cri de détresse à un psychologue et de lui exposer ses angoisses est bien souvent dramatisée, a fortiori par une personne timide. Une thérapie largement plébiscitée du côté des États-Unis et de la Grande Bretagne trouve un véritable essor dans le soulagement de la timidité et de ses manifestations et s’impose comme concurrent sérieux aux approches thérapeutiques traditionnelles : il s’agit de l’hypnose, ou hypnothérapie.

Comment l’hypnose peut-elle m’aider ?

L’hypnose, vous en avez forcément déjà entendu parler. Sa pratique se démocratise de plus en plus en France, bien qu’elle souffre encore de quelques idées reçues qui ternissent sa réputation. En l’occurrence, ne faites pas l’erreur d’associer l’hypnose ericksonienne aux émissions télévisées de divertissement relayées sur les grandes chaînes : sa pratique n’a rien à voir avec les phénomènes de foire. Et pour cause, elle a même fait son entrée dans le milieu hospitalier (on parle dès lors d’hypnose médicale). Il s’agit donc d’une pratique tout à fait sérieuse, dont les bienfaits ont été scientifiquement démontrés à de multiples reprises.

Pratiquée aux côtés d’un hypnothérapeute, l’hypnose déclenche un état de conscience modifié, situé à un niveau intermédiaire entre le sommeil et l’éveil (on parle de « transe »). Plongé dans cet état, le patient devient particulièrement réceptif aux remous de sa vie intérieure et est apte à accéder aux parties inconscientes de son esprit pour modifier ses croyances en profondeur. Toutefois, il ne s’agit en aucun cas d’une manipulation : la conscience du patient reste active tout au long du procédé et rien ne saurait l’obliger à agir contre son gré. Guidé par le praticien, l’individu apprend à développer
de nouveaux mécanismes de pensée et à lever les blocages à l’origine de sa timidité pour retrouver confiance en lui.

Et après les séances ?

Si vous avez retiré des bénéfices à consulter un hypnothérapeute et que vous souhaitez continuer à entretenir les bons réflexes pour tourner définitivement le dos à cette timidité, sachez que vous pouvez poursuivre votre démarche en pratiquant l’auto-hypnose. Comme son nom l’indique, elle se pratique en solitaire, sans recourir à un praticien. L’avantage certain, c’est que vous pouvez vous y adonner où vous voulez et quand vous en ressentez le besoin (chez vous, au bureau, dans les transports en commun), sans passer par la programmation d’un rendez-vous.

« En suis-je capable ? » Bien entendu que vous l’êtes ! L’auto-hypnose est à la portée de tous, pour peu que la volonté suive. Faites-vous guider dans vos premiers pas en exposant votre projet à l’hypnothérapeute de confiance que vous avez consulté : il sera le mieux placé pour vous détailler les mécanismes de l’auto-hypnose et vous initier à son savoir-faire (l’organisme Prism’Evolution, par exemple, propose une formation hypnose Lyon). Une fois les bases acquises, et si vous l’estimez nécessaire, vous pourrez par exemple accompagner vos phases de transe de fichiers MP3 spécialement pensés pour la pratique de l’auto-hypnose. Et devenir véritablement acteur de votre transformation, non sans en retirer toute la fierté qui en découle !

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