Comment ne plus être timide ? Nos conseils pour vaincre votre timidité

Pourtant, la timidité n’est ni une maladie, ni une pathologie génétique, ni une fatalité. L’hypothèse du défaut physique a été écartée par les scientifiques qui se sont penchées sur la question : à titre d’exemple, avoir les dents du bonheur n’entraîne pas nécessairement un manque de confiance en soi, preuve en est que tous les individus touchés par cette particularité physique ne le vivent pas forcément à mal, quand elle n’est pas une fierté pour certains. La cause de l’expression de la timidité est plutôt à rechercher dans les mécanismes physiologiques, les défauts physiques, pour conserver le même exemple, demeurant secondaires et simples prétextes à son exacerbation. En réalité, une
multitude de phénomènes peuvent expliquer la timidité. La plupart du temps, elle est animée par des mécanismes enfouis dans l’inconscient : un traumatisme vécu pendant l’enfance, un environnement familial particulièrement stressant, des remarques apparemment anodines des proches intériorisées et décuplées, une éducation inadaptée, etc.

Comment puis-je changer ?

En premier lieu, il est essentiel de se préserver en maintenant une perpétuelle bienveillance vis-à-vis de son moi intérieur. Aussi, ne cherchez surtout pas à forcer votre nature en vous disant que vous devez changer coûte que coûte. L’être humain se construit à travers les épreuves qu’il rencontre sur son chemin, et sa personnalité évolue en fonction de ses expériences et de ses choix. Ainsi, considérez cette timidité comme un tremplin vous permettant d’atteindre une version « améliorée » de vous-même, sans pour autant déprécier celui que vous êtes aujourd’hui. Soyez, en quelque sorte, comme le serpent qui mue et se nourrit de son ancienne peau pour reprendre des forces et en créer une toute neuve. Pour engager le premier pas et induire du positif dans votre démarche, commencez par parler d’envie de « gagner en confiance en moi » plutôt que de « traiter ma timidité » (et sa variante bien connue : « je suis timide mais je me soigne ») ou « vaincre ma timidité ». D’emblée, l’idée de « gagner » est bien plus motivante que celle de mener une bataille dont on ne connaît pas l’issue !

L’état d’esprit est un facteur clef dans une telle démarche. Si vous en éprouvez le besoin, vous avez également la possibilité de trouver un appui secondaire dans d’autres ressources. Néanmoins, aucune pilule miracle ! Et à bien y réfléchir, c’est une excellente chose : il est stérile de tenter d’appliquer un pansement sur une plaie infectée. Dans certains cas extrêmes (lorsque la timidité verse dans la phobie sociale), uniquement sur prescription et si le professionnel de la santé le juge indispensable, des anti-dépresseurs ou anxiolytiques pourraient être fournis. Côté médecines douces, les Fleurs de Bach pourront être sollicitées, bien que leur effet placebo soit de plus en plus décrié par les professionnels. Le recours à une psychothérapie demeure un classique en cas de mal être : néanmoins, l’idée de lancer un cri de détresse à un psychologue et de lui exposer ses angoisses est bien souvent dramatisée, a fortiori par une personne timide. Une thérapie largement plébiscitée du côté des États-Unis et de la Grande Bretagne trouve un véritable essor dans le soulagement de la timidité et de ses manifestations et s’impose comme concurrent sérieux aux approches thérapeutiques traditionnelles : il s’agit de l’hypnose, ou hypnothérapie.

Comment l’hypnose peut-elle m’aider ?

L’hypnose, vous en avez forcément déjà entendu parler. Sa pratique se démocratise de plus en plus en France, bien qu’elle souffre encore de quelques idées reçues qui ternissent sa réputation. En l’occurrence, ne faites pas l’erreur d’associer l’hypnose ericksonienne aux émissions télévisées de divertissement relayées sur les grandes chaînes : sa pratique n’a rien à voir avec les phénomènes de foire. Et pour cause, elle a même fait son entrée dans le milieu hospitalier (on parle dès lors d’hypnose médicale). Il s’agit donc d’une pratique tout à fait sérieuse, dont les bienfaits ont été scientifiquement démontrés à de multiples reprises.