Les 7 raisons qui causent un retard dans les règles, et qui n’ont rien à voir avec la grossesse

Lorsque vous êtes au sommet de votre carrière ou encore étudiante et qu’un mois, vos règles n’arrivent pas, vous perdez tout sens de la raison et vous vous abandonnez à la panique. Mais lorsque vous voulez un enfant et que les règles n’arrivent pas, alors là “champagne”(sans alcool bien sûr;)). Mais en réalité la grossesse n’est qu’une raison parmi d’autres qui justifie l’absence de saignements menstruels, et avant de conclure, il vaut mieux observer l’évolution de la situation.

Le docteur Alyssa Dweck, co-auteur de V is for Vagina, nous explique que l’appareil reproducteur féminin est très complexe, elle nous fait part ici, des raisons, autre que la grossesse, qui pourraient expliquer un retard dans les règles.

Un amaigrissement important, ou un excès d’exercices physiques

Le docteur Dweck, nous explique que si votre indice de masse corporelle descend en dessous de 19 ou 18 rapidement, à cause d’une infection (certainement grave) ou encore d’une cessation d’alimentation, cela peut stopper le processus menstruel. Un comportement anorexique ou boulimique peuvent aussi engendrer une cessation de menstruations.

Si vous vous entraînez pour traverser la manche à la nage ou pour courir un marathon en plein désert là aussi le corps réagit en stoppant les menstruations.

Le docteur Dweck nous explique que lorsqu’il subit un stress intense le corps stoppe l’ovulation pour vous empêcher de dissiper votre énergie dans l’évacuation du sang menstruel, ou dans la gestation. Il s’agit donc d’un mécanisme de défense s’inscrivant dans l’instinct de conservation.

Le stress

L’aménorrhée hypothalamique concerne une zone particulière dans l’hypothalamus (partie du cerveau en charge de la gestion des hormones). Lorsque vous vivez un stress intense dû par exemple à la perte d’un membre de votre famille ou l’apprentissage d’une mauvaise nouvelle, des processus psychosomatiques s’enclenche et causent un chamboulement hormonal au niveau de cette zone de votre cerveau, à même de stopper l’ovulation. Selon le même instinct de conservation évoqué plus haut.

Un dérèglement thyroïdien

La glande thyroïde est une glande dont le rôle est majeur dans le système endocrinien. Elle est en charge de la régulation de différentes fonctions de l’organisme et interagit avec plusieurs systèmes dans le corps. Dans le cadre d’un dérèglement des fonctions de cette glande, par exemple l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie, cela perturbera à coup sûr le cycle menstruel. Si vous constatez des problèmes de cet ordre là il est préférable de consulter un spécialiste au plus vite.

Polykystose ovarienne

Les ovaires polykystiques, vous avez certainement déjà entendue parler. le trouble est également connu sous le nom de syndrome de Stein-Leventhal. Il s’agit d’un déséquilibre hormonal dû à un déficit dans l’ovulation. L’équilibre entre taux d’œstrogène, progestérone et testostérone est perturbé. Ce syndrome est malheureusement de plus en plus courant constate le docteur Dweck bien que les cas varient d’un patient à l’autre. Parmi les symptômes, il est possible que des poils se mettent à pousser sur le visage, le constat d’un problème de fertilité, ou encore une atrophie mammaire peuvent être observés. Ce trouble hormonal peut également diminuer la fréquence dans les menstruations, voir les stopper complètement.

La maladie cœliaque

Elle se manifeste par une intolérance au gluten. Il s’agit d’une maladie auto-immune, chronique. Elle touche principalement l’intestin et la section colo-entérologique. Toute maladie chronique est susceptible d’altérer votre cycle menstruel, nous explique le docteur Dweck.

La contraception

Qu’elle soit chimique (pilules) ou mécanique (stérilet) la contraception, du fait que son rôle est justement de perturber le cycle d’ovulation, peut aboutir à un arrêt total des règles. Certaines pilules contraceptives faiblement dosées peuvent causer dans certains cas un arrêt des règles, qui ne présente aucun danger à condition, que l’effet ne se prolonge pas dans le temps. Après l’arrêt de la méthode il faut généralement attendre quelques mois avant la réapparition des menstruations.

La ménopause précoce
La ménopause arrive en général vers 45 ans. Certaines femmes cependant peuvent la connaître bien avant cet âge, à cause d’une baisse anormale de l’activité hormonale. Les symptômes de la ménopause sont constatés, bouffées de chaleurs état dépressifs, sueurs nocturnes ou sécheresse vaginale. Trouble rare, il n’est pas nécessaire de le poser comme possibilité vraisemblable dès le début.

Image: santeplusmag.com